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Pillay: Capitalizing On Women’s Potential In Times Of Crisis

For the French version, see below.
Pour la version française voir ci-dessous.

Statement by the UN High Commissioner for Human Rights on International Women’s Day

Geneva, 7 March 2012

Mary Kini, Angela Apa and Agnes Sil belong to three warring tribes in the mountains of Papua New Guinea. Tribal laws prohibited them from any interaction with one another. But after years of intertribal violence in their district, they flaunted social taboos and schemed, in secret, to bring peace to their communities. Risking their lives, they surreptitiously discussed peace plans while shopping at the local market, successfully mobilised others to their cause, and walked out onto the battlefield to send out messages of peace.

The women, who have since set up an organisation to promote peace and end violence against women which has received wide recognition in the region, exemplify the kind of crucial work women are courageously doing in communities small and big, sometimes quietly, sometimes in higher profile ways, often in the face of grave risks, in all parts of the world.

It is an established fact that women are most frequently the first to suffer when basic human rights are threatened. Food crises, wars and conflict, climate change, economic downturns and other societal upheavals tend to disproportionately affect women. But what is acknowledged far less is that women can be, and are, powerful agents for change. Women can be counted on to face seemingly insurmountable challenges with great strength of spirit, creativity and intelligence.



This year, as we celebrate International Women’s Day, I call on governments, community leaders and heads of families around the world to recognise, acknowledge and tap into the enormous potential of women to positively impact the world around them. This is a call directed not at any particular region of the world – it is a global call because the failure to capitalise on women’s potential is a global problem.

UN statistics show that as of last year, women held only 19.3 per cent of seats in single or lower houses of parliament worldwide. It was also noted in the latest Millennium Development Goals Report that many women contenders for political office suffer from a shortage of both media coverage and public appearances. In the economic sphere, only 12 of the Fortune 500 companies have women at the helm. Women in rural areas produce 60 to 80 per cent of the food in developing countries, but they rarely have rights to the land they cultivate. Figures from the UN Food and Agriculture Organisation show that for every 100 land owners globally, only 20 are women.

With too few women leaders in politics, and woefully insufficient numbers of women leaders in industry, women are not taking part in decisive discussions on how to respond to global crises. Such exclusion is at our own peril – the refusal to embrace gender equality has led to many scourges, one tragic example being the ferocious spread of HIV/AIDS.

This is why , in echoing the voices from the streets of many cities, towns and villages around the world, we must insist upon structural and institutional changes that will ensure that women are recognized as equal citizens and equal partners in decision-making . This applies particularly in times of transition for states.

Meaningful participation requires that women are able to access relevant information and are empowered, through education and political access, to make contributions. And by women, I am also referring to women from minority groups, poor, elderly, women with disabilities and otherwise vulnerable women. We must think about these women as legitimate rights-holders and future leaders.

This year’s theme for International Women’s Day, Empower rural women: end hunger and poverty, emphasizes that efforts at a local community level can have a reverberating impact well beyond. Only by capitalizing on the potential of women to effect change can we ever expect to realize the global aspiration for more just societies, where the human rights and dignity of every woman, child and man are respected.

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Learn more about the UN High Commissioner for Human Rights, Navi Pillay: http://www.ohchr.org/EN/AboutUs/Pages/HighCommissioner.aspx

For more information on the UN Human Rights office mandate and work: http://www.ohchr.org/EN/Pages/WelcomePage.aspx

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Navi Pillay : capitaliser sur le potentiel des femmes en temps de crise

Déclaration de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
à l’occasion de la Journée internationale de la femme

Genève, le 7 mars 2012


Mary Kini, Angela Apa et Agnes Sil appartiennent à trois tribus en guerre des montagnes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les lois tribales leur interdisaient toute interaction les unes avec les autres. Mais, après des années de violences intertribales dans leur région, elles ont pu dépasser les tabous sociaux et comploter à ramener la paix dans leurs communautés. Risquant leurs vies, elles ont échafaudé discrètement des plans de paix tout en faisant leurs courses au marché local, ont rallié avec succès d’autres personnes à leur cause, et ont arpenté le champ de bataille en proclamant des messages de paix.

Ces femmes, qui ont depuis lors fondé une association, devenue très populaire dans la région, pour promouvoir la paix et mettre fin à la violence contre les femmes, sont un vibrant exemple du travail crucial que les femmes entreprennent courageusement dans leurs communautés, petites ou grandes, discrètement ou de manière plus visible, faisant souvent face, dans tous les coins du monde, à des risques considérables.

C’est un fait établi que les femmes sont en général les premières à souffrir lorsque les droits fondamentaux sont menacés. Les crises alimentaires, les guerres et les conflits, le changement climatique, les récessions économiques et autres bouleversements de la société affectent souvent les femmes de manière disproportionnée. Mais ce qui est moins reconnu, c’est que les femmes peuvent être, et sont de fait, de puissants agents du changement. On peut compter sur elles pour faire face à des défis apparemment insurmontables, avec une grande force de caractère, de la créativité et de l’intelligence.

Cette année, alors que nous célébrons la Journée internationale de la femme, j’appelle tous les gouvernements, les responsables de communautés et les chefs de famille du monde entier à identifier, reconnaitre et puiser dans l’immense potentiel des femmes, à influer de manière positive sur le monde qui les entoure. C’est un appel qui n’est dirigé vers aucune région du monde en particulier ; c’est un appel mondial car l’échec à investir dans le potentiel des femmes est un problème mondial.

Les statistiques des Nations Unies montrent que jusqu’à l’année dernière, les femmes ne détenaient que 19,3% des sièges dans les chambres de députés des parlements à travers le monde. Le dernier rapport des Objectifs du Millénaire pour le développement note aussi qu’un grand nombre de femmes candidates à une responsabilité politique souffrent d’un manque de couverture médiatique et d’apparitions publiques. Dans la sphère économique, seulement 12 des 500 plus grosses compagnies mondiales sont dirigées par des femmes. Dans les pays en voie de développement, les femmes des milieux ruraux produisent 60 à 80 % de la nourriture, mais sont rarement propriétaires des terres qu’elles cultivent. Des chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèlent que sur 100 propriétaires fonciers à travers le monde, seulement 20 sont des femmes.

Avec trop peu de femmes responsables en politique et malheureusement trop peu de femmes dirigeantes dans l’industrie, elles ne participent pas aux discussions décisives pour trouver des solutions aux crises mondiales. Une telle exclusion se fait à notre propre péril. Le refus de s’engager pour l’égalité des sexes a mené à de nombreux fléaux, un exemple tragique demeurant la progression meurtrière du SIDA.

C’est pourquoi, nous faisant l’écho des voix qui s’élèvent dans les rues de tant de villes et villages dans le monde, nous devons insister sur la nécessité de procéder à des changements structurels et institutionnels qui seuls assureront la reconnaissance des femmes comme des citoyennes égales et partenaires égales dans les prises de décisions. Ceci s’applique plus particulièrement aux périodes de transition.

Une participation significative implique que les femmes soient dûment formées et informées et qu’elles soient habilitées, grâce à l’éducation et à l’accès aux processus politiques, à apporter leurs contributions. Et par femmes, j’entends toutes celles qui appartiennent aux minorités, aux femmes pauvres, âgées, à celles qui ont un handicap et à toutes les autres femmes vulnérables. Nous devons considérer ces femmes comme des détentrices légitimes de droits et comme futures dirigeantes.

Cette année, le thème de la Journée internationale de la femme, L’autonomisation des femmes rurales : éradiquer la faim et la pauvreté, met l’accent sur le fait que des efforts entrepris au niveau d’une communauté locale peuvent aussi avoir un impact qui résonne bien au-delà. C’est en misant sur le potentiel des femmes à apporter le changement, que l’on peut espérer réaliser une aspiration commune à des sociétés plus équitables, où les droits et la dignité de chaque femme, de chaque enfant et de chaque homme sont respectés.

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Pour en savoir plus sur Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme http://www.ohchr.org/FR/AboutUs/Pages/HighCommissioner.aspx

Pour plus d'informations sur le travail et le mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme: http://www.ohchr.org/FR/Pages/WelcomePage.aspx

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